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 Les écrits de Pierre Gauthier

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Pierre Gauthier

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MessageSujet: Les écrits de Pierre Gauthier   Mar 4 Nov - 11:54

Pierre Gauthier, si vous le ne saviez pas, est un écrivain-wannabe, voici quelques un de ces textes!

EXPECTATIONS

P.S. Le langage familier était, à mon avis, plus approprié pour ce type de nouvelle.

Vous êtes une famille heureuse, unie et forte. Tous de beaux mots qui ne veulent rien dire. Toi, le patriarche, tu es proprio d’une boutique de balayeuses. T’en vend pour 13 000$ par mois avec des dépenses de 10 000$. T’arrives avec 36 000$ par année et tu trouves que ça va bien car ta femme, la pute que t’a trouvée sur le bord de la rue y’a 20 ans de ça, est cadre chez Revenu Québec pi sa profession, c’est de fourrer le monde, comme avant. C’est tu le fun, tu te pognes le cul dans ta boutique, et elle pogne celui des autres. Ah un nouveau collègue, le temps d’enlever mes lunettes de nerds et ma ptite mini-jupe et BOUM je te trompe encore espèce de bon à rien.


Non, en effet, tout va bien. Tes enfants vont bien à l’école. Ton fils vend de la drogue le soir. Ces cours de boxe à 5 minutes de marche ne sont pas de vrais cours. En fait, le terminus d’la ville est justement là…Tu fais pas de lien misteur? Drogue + jeunes + terminus = deal. Yeah, your son got a fucking deal there. Il se tient avec du monde qui ont pas de bon sens. Des filles de 12 ans qui se pensent déjà adultes et qui fument, fourrent et font des statuts profonds (dans tous les sens du terme) sur Facebook sur combien leur vie est merdique…WAKE UP BITCH! Tu t’es mise dans cette foutaise, tu en sors. Mais là, on s’éloigne de ton fils. Le p’tit criss que tu l’appelais hier ein? T’avais ben raison, c’tun enfant de chienne. « Jsuis pas allé à boxe à soir ». Pourquoi? Lui réponds-tu. « J’Avais des devoirs ».


DEVOIRS? Ça fait 2 jours qu’il n’est pas allé à l’école. Ahh la directrice t’as appelé pour te dire que ton beau, jeune et superbe fils ne s’est pas présenté en classe. Vous avez parlé, et demain il y retournera. Tout finit bien. Toujours bien.

Ta fille, dieu, ta fille. Ta fille, Dieu, c’est Ève. Bin oui, elle s’appelle Ève. ÈV-AIS chez mon chum. C’est ça qu’elle dit d’habitude. Son chum, y’a 19 ans, il travaille dans une shop de soudure et il conduit un Ford Explorer 1994 qu’on entend arriver 10 miles à la ronde. Il est gentil, souriant, compréhensif, peu axé sur le sexe et bon cuisinier. Il est calme et ne hausse jamais la voix.

Mais ça, c’est ce que ta fille te dit. En fait, p’tete bien que son « chum » est méchant, a toujours l’air bête, qu’il comprend rien, qui veut juste du sexe puis qu’il mange juste des Sidekick, toute la journée, tous les jours. Qui sait? Il est peut-être colérique et criard des fois? Le gars est venu une fois chez toi, dans les 4 derniers mois, et il était gentil, souriant, compréhensif, peu axé sur le sexe et bon cuisinier (il t’a aidé à faire des Sidekicks). Il était calme et ne haussait jamais la voix.


Encore là, c’est probablement juste une illusion. EXPECTATIONS. THAT’S HOW THEY’RE CALLED. « ah ouais j’vais voir les parents d’ma blonde, j’sais comment m’conduire deuh! » Intéressant mon cher, très intéressant. Ça veut dire que tu te conduis autrement ailleurs? PLEASE, TELL ME MORE!
Rien à foutre. Il est gentil ici, il est gentil partout. Ah oui, le gars fait de la bonne cuisine fine. Non il ne fait pas de coke, voyons dont, pas ce genre-là du tout! Le gars A L’AIR bien donc IL EST BIEN. Pas une bonne façon de penser le père.


J’avais tu oublié de dire que ta fille a 12 ans? Ah oui, p’tete que tu devrais regarder en dessous de sa ligne de maillot, le nom de son futur époux y est tatoué.
Quel désastre! Alors que tu crois que ta femme fait des heures supplémentaires au bureau, ce qui explique son salaire dans les 6 chiffres, elle est plutôt en train de vendre le peu de dignité qu’il lui reste. En fait, elle n’en a probablement même plus. La dignité, c’est se respecter soi-même. Mais quand tu vends ton corps, tu te respectes tu? Encore pire, tu respectes tu tes proches? Ça fait longtemps que la dignité de ta femme est partie, j’pense même l’avoir vue dans le coin d’Acapulco. C’est là que la plus grosse partie de sa dite "dignité" est restée.


Mais en gros, tu regardes ça, et tout va bien. Ta fille a de bonnes relations, ton fils va à la boxe mais on sent que tout est pas rose. Normal, il est encore jeune. Ta femme travaille 16 heures par jour et est crevée en rentrant du bureau.

Mais toi là, t’es en arrière de ton comptoir, à vendre une balayeuse aux deux jours si ça va bien et tu ne te poses pas de questions. Dans un monde idéal, soit celui dans lequel tu vis, tout va bien et tout est pour le mieux. T’a juste oublié une chose, moi.
Moi, qui est né de la femme que t’as violée y’a de ça 23 ans dans une chambre du Delta Montréal. Moi, qui n’a jamais vu son père avant il y a deux semaines. Ma mère t’a retrouvé.

J’ai donc commencé à faire ma petite enquête sur la « belle » vie que tu es en train de vivre. Intéressant, en effet. Tout ce que je t’ai dit en haut, c’est vrai et confirmé. Demandes-moi pas comment, je le sais.

Au moment que tu lis cette lettre, tu crois que ta femme est au bureau, que ton fils est à la boxe et que ta fille est chez son chum à écouter des films, mais la situation est différente. J’ai appelé la police : ta femme est accusée de prostitution et de viol, ton fils de vente, revente et possession de drogue et ta fille est impliquée dans une affaire de détournement de mineurs. Fourrer la population, taper dans des ballons de coke et écouter des films pornos que tu recrées, pas payant ben ben ein?

Vous êtes une famille heureuse, en effet.

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Pierre Gauthier

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Mar 4 Nov - 11:55

La pluie avant le beau temps et après aussi


---

La maison au bout de l'allée avait été abandonnée il y a plusieurs années. Le chemin était bordé de chênes tourmentés par les temps violents. J'allais souvent me promener, à la brunante, près de la grande demeure. Quelque chose de sinistre m'y amenait. Elle était blanche avec des volets noirs, comme dans les films. Selon les archives du comté, les derniers habitants y avaient vécu quelques années et avaient quitté sans avertissement. Jamais on ne les avait revus. Un petit passage dans la forêt avoisinante me permettait de m'y rendre facilement à partir de là où j'habitais. Les oiseaux performaient des chants angéliques et une brise réconfortante vous envahissait dès que vous y mettiez les pieds.

Nous étions en Mai. Le temps était humide, le ciel avait foudroyé l'humanité d'éclairs et de pluies torrentielles ce jour-là. Entre deux averses, j'étais sortie marcher près de la grande demeure blanche, comme si j'espérais y voir, y sentir quelque chose. L'endroit m'attirait mais m’apeurait tellement.
Au devant, à chaque printemps, des roses fleurissaient et formaient un contraste déstabilisant avec la noirceur de l'endroit. Leur couleur donnait un brin de vie à ce terrain mort. Je me penchai pour respirer l'odeur réconfortante de la nature. Elles étaient toutes mouillées, comme si le jardinier méticuleux venait tout juste de les arroser. Sur chaque pétale d'entre elles se trouvaient des gouttes. Celles-ci représentaient la fusion improbable de l'amour et de la haine, du beau et du laid ainsi que du bien et du mal. Ce mélange tragique déployait, à la fin, un parfum subtil et délicat mais terriblement cruel; la vie.
C'est à partir de ce moment, lorsque je me relevai pour continuer cette marche vers l'enfer que je plongeai dans les limbes du mal.

Le soleil avait du mal à faire rayonner sa lumière à travers la nuée et il régnait une sorte de demi-lumière. Les chênes, mystérieusement, formaient de grandes ombres sur le sol recouvert de feuilles mortes y ayant passé l'hiver. Sur ces dernières luisaient des gouttes d'eau qui reflétaient la colère du ciel; les orages recommenceraient sous peu.

Le vent tomba à plat. Les oiseaux cessèrent leurs chants paradisiaques et un horrible silence se fit entendre. Ce son de silence, je m'en rappellerai toujours, me donnait des frissons. C'est comme si le monde s'était arrêté de tourner et me regardait maintenant, moi, au milieu d'une énorme arène où l'on battait à mort les participants. Je fis un tour sur moi-même. Mes yeux cherchaient quelque chose, je ne sais quoi, mais ils cherchaient. Je m'éloignai de la maison, apeurée par l'ambiance sinistre qui régnait subitement. Lorsque je me retournai pour jeter un dernier coup d’œil à la résidence, comme pour s'assurer qu'elle était toujours bien en place, je vis une silhouette. Toute petite, noire. Je restai plantée-là. C'était un petit garçon, habillé de noir. Cheveux noirs, pantalons noirs, chemise noire, il avait la tête baissée. Ses deux bras étaient droits sur le long de son corps. Il leva la tête. J'eus un pincement au cœur : mon fils, était là, me regardant droit dans les yeux. Son regard était distant, mort et froid. Le mien était chaud, le réconfort qui m'habitait était si bienveillant que, submergée par les émotions, j'oubliai qu'il était impossible que ce soit lui : il ne pouvait pas être là. J'étais folle.

Le soleil sortit et éclaira mon petit bonhomme. Il tendait sa main pour que je vienne le chercher. Plus j'avançais, plus il reculait. Les souvenirs se bousculaient dans ma tête, les torrents se déchaînaient, la misère faisait ombrage à la luminosité du moment. La façade de la maison devint alors toute éclairée, son revêtement blanc était si lustré, si clair que j'en perdis la vue. Aveuglée par toute cette lumière, je me retournai. Lorsqu'un un nuage aussi dense qu'un tourbillon de fumée fit son apparition devant le soleil, je pus me retourner et regarder devant moi.

Il n'était plus là. La main de Dieu l'avait repris. La maison avait retrouvé son allure maussade, lugubre et sombre. Les grands chênes refermaient l'accès au ciel au-dessus de moi et je me retrouvai dans un tunnel sans fin qui m'emportait sans issue possible vers le néant. Pourquoi tout cela? Pourquoi maintenant, alors que je m'en sortais? Qui veut m'envoyer un message? Je n'avais pas bougé depuis que le ciel s'était de nouveau ennuagé. Retourner chez moi était comme abandonner l'endroit où j'avais vu ce rayon de soleil, ce dont je vis pour; mon fils. C'était comme abandonner le combat alors que je me trouvais si proche. Je marchai pour retourner chez moi. Des rivières salées coulaient de mes yeux et chauffaient les cicatrices sur mon visage.

Le tonnerre si fit entendre, les éclairs déchiraient le ciel avec haine et la pluie bombardait ma tête. Je continuai de marcher, tête basse, nausées et cœur débattant pour ce qui restait de sa vie. Rendue à ma porte, je me retournai. Rien, que de la pluie. La vie m'avait laissé un message : profites de chaque moment. J'en avais profité. Son apparition, qui avait probablement duré moins de cinq secondes, parut comme une éternité, une longue histoire dont la fin ne devait pas arriver de sitôt, dont le déroulement nous tord de douleur jusqu'au fond de l'âme. J'étais spectatrice d'une histoire, celle de ma vie.

Ceci, ce sont mes mémoires, celles d'une femme, mais avant tout d'une mère, qui, entre deux averses, a vu la vie le soleil, la lumière. Je t'attendrai, ces derniers mots à lui ce fut. J'étais prête. Je suis morte intérieurement maintenant, car à quoi sert vivre si tout ce que vous aviez a été emporté par le courant?

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Boratt

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Mar 4 Nov - 17:31

Victor Hugo?
Non........ PIERRE GAUTHIER!!
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Pierre Gauthier

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Mar 4 Nov - 17:41

Qui a besoin de pain quand Pierre peut tout faire apparaître d'un coup de baguette....

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Bilo

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Mar 4 Nov - 22:42

Boratt a écrit:
Victor Hugo?
Non........ PIERRE GAUTHIER!!

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azamate

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Mer 5 Nov - 17:13

Bilo a écrit:
Boratt a écrit:
Victor Hugo?
Non........ PIERRE GAUTHIER!!
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Pierre Gauthier

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Dim 8 Fév - 23:28

Un début de quelque chose...

ADIEU: Académie Diplomatique Internationale des États-Unis. Fondée par Bernard Tuttle en 1955.

De jeunes libéraux angoissent dans l'antichambre. Sur leurs épaules se trouvent le poids d'une famille aux attentes inatteignables, leurs yeux cernés, leur visage pâle, comme un lait de coco, translucide; on voit les veines sur les joues, elles transportent les maladies dégénératives, les cancers tardifs, les poumons encrassés de grand-papa, le myélome multiple de grand-maman qui la ronge de l'intérieur, silencieusement, pendant qu'elle met tout l'amour qui lui reste dans de petits pâtés afin que vous ne manquiez de rien durant la dure année qui se profile.

Si vous êtes accepté.

Parce que ce n'est pas chose faite. Encore. Il n'y a que cent étudiants par années admis à l'ADIEU. Ils sont plus de 3000 à faire demande. L'antichambre est grande. Pourrions-nous la qualifier de salle de bal? Probablement. Un bal pour les morts. Une infime partie d'eux seront invités à la danse. Les autres retourneront pequenauds en Allemagne, en Suisse, en Ohio et au Belize. Leur visage sera encore plus transparent. Opaque? Jamais entendu ce mot. Leur sang se figera dans les minuscules vaisseaux sanguins du cerveau. Un premier anévrisme a dix-neuf ans n'est pas souhaitable? On a une équipe médicale au sous-sol.
Une équipe? Que dis-je? Un hôpital! Un centre de recherche. On a tout.
Un par un. Une valse de 96 heures. Le vieux Bernard Tuttle, assis derrière son bureau en chêne, entouré de bibliothèques en chêne, remplies de livres sur l'archéologie, le capitalisme russe post-URSS, la République de Platon, Les Prévisions du FMI pour 2011. Touché. Les pages sont faites de chêne. Un environnementaliste californien est exaspéré : "De grands chênes abattus pour en faire des livres, l'ADIEU mérite de mourir".

2 minutes. C'est le temps que passe chacun des demandeurs au triage.
92 heures et 40 minutes de négativisme. 2900 admissions refusées. 2900 familles décues, 175 étudiants se feront battre rentrés à la maison, 52 , (voire 53, la fille blonde avec des anneaux dans le nez a l'archétype) finiront dans la drogue dans un quartier paumé de Vancouver. 1000 se recycleront chez Starbuck's. Les autres feront de nouvelles demandes l'an prochain, poursuivront des études en coiffure, études commerciales, droit civil, droit maritime, génie civil, génie maritime, génie électrique, génie minier.

Papa? Qu'arrivera-t-il des 100 choisis?

"Adieu mon fils
- Quoi?
- Tu deviendras important dans ce monde."

La salle de bal est presque vide. Il ne reste que…devinez!
100 étudiants. Les étudiants.
Bernard Tuttle sort de son bureau. Il a un tout petit cou, comme une tortue. Il a le dos courbé par le poids du temps. "Il est prouvé que chaque année pèse sur le corps humain près de 5 kilos!"

"Félicitations à tous. Vous êtes les diplomates de demain"

Cris de joie dans la salle de bal. Tuttle frappe des mains, l'éclairage se tamise. 24 enceintes sonores crachent All of my Love de Led Zeppelin.
Le lendemain, tous se demandent si ce n'était qu'un rêve. Un oasis dans un monde bien triste. Leurs angoisses sont terminées. Enfin, acceptés!
Rectification: leurs angoisses viennent de commencer.

***

Dans une salle ronde dont les murs et le plancher est recouvert de granite blanc étincelant, la voix de Tuttle, résonnent aux quatre coins. La cohorte de cette année est réunie autour d'une table formant un immense cercle parfait au centre de la Chambre Sainte. "Maintenant, à vous de vous présenter. N'oubliez pas que la parole est votre outil de travail. Ce que vous dites et direz sera analysé, découpé, ridiculisé, transformé, rapporté et bien tristement déformé pour se retourner contre vous. Pesez bien vos mots."

La parole est maintenant à un jeune étudiant, cheveux blonds, yeux verts, les joues rougis non pas tant par la chaleur ambiante que par l'angoisse qui, en passant étant supposé être disparue, le ronge de l'intérieur. "Ils m'écoutent tous".

"Heu, je me nomme Tristan Lautréamont. Je viens du Canada.
- Bonjour Tristan, répond l'audience des DA (Diplomates anonymes)
- J'ai très hâte de commencer"

Commençons. Puisque que ce serait de la folie que d'écrire une nouvelle sur l'entièreté des nouveaux admis à l'ADIEU, nous allons nous concentrer, si vous le voulez bien sur deux étudiants: notre sympathique beauté aux yeux verts Tristan, et un Algérien silencieux, Mado Yaghi Si vous n'êtes point d'accord avec le plan, posez ce livre et oubliez son existence, car vous êtes sur le point d'enter dans un monde de conspiration, de paranoïa existentielle, de complots politiques, de corruption de mœurs, de sexe masochiste épicé d'amphétamines, d'héroïne et d'un abominable système criminel méditerranéen qui n'a surprise! rien à voir avec la mafia Italienne. Aie-je oublier une entreprise familiale pétrolière?  
Prêt?

Allah, Dieu le père, Judas, surprise!, et bien d'autres voguent sur de gigantesques cumulonimbus chacun ayant la forme plus ou moins définie de drakkars surchargés de rhum, d'épices et d'opium: c'est l'heure du golden shower! De blanches femmes nues saupoudrent leur con de paprika, pour voir ce que ça fait:
- Fourre moi Allah, entre ton canon dans la forêt des Caraibes, trouve ta grotte de Hira!
- Ah la petite conne aux gros nichons, Jésus, as-tu vu celle-là?
- Laquelle, répond Jésus, relevant la tête d'un entre-jambe, du sperme dans la barbe.
- Cette grosse-là! Celle avec les cheveux en feu.
Et Allah de lui tirer une roche, et une autre pour ensuite crier: «Allah, c'est lui qui vous a assujetti la mer, afin que les vaisseaux y voguent, par Son ordre, et que vous alliez en quête de Sa grâce afin que vous soyez reconnaissants. »
- Putain qu'est-ce que t'a fait? demande Judas. Traitre!
- Elle n'était pas reconnaissante.
-UNE BOUTEILLE JUDAS, APPORTE UNE BOUTEILLE.
Le drakkar tanguait violemment entre les vagues, les caisses de rhum passaient par-dessus bord, Jésus marchait sur l'eau, Judas faisait royalement chier Allah qui continuait de tirer des roches sur quelconque fille n'ayant pas gouter au paprika d'entre-jambe. C'est probablement toute cette merde qui tombait du ciel lorsque Tristan Lautréamont arriva à l'ADIEU, deux jours avant la rentrée et le début des cours.

Trois valises, 5 sacs à dos, une once de marijuana, une autre once pour Janvier, prévoyant des frappes policières, 4 smoking, un blanc, un noir et deux bleus marin.

Et tout trempe. Les nuages s'entassaient dans le ciel comme une foule dans un trop petit amphithéâtre.

- Allah n'est pas content. Aide-moi Allah, aide-moi Allah trouver.
Mado Yaghi. Tristan a entendu son nom lors des sélections officielles il y a…un mois? Un autre de ces foutus islamistes. Il espère ne pas être pris avec lui dans la même résidence. Les 800 prières à des heures impossibles et l'absence de femmes nues ne cadreraient pas exactement dans l'idée qu'il s'était fait de la vénérable institution qu'était l'ADIEU.
- Tu viens d'où?
- D'Algérie et tu?
- Canada…hmm.

Bernard Tuttle, les yeux cernés, à peine discernables dans ce fouillis de rides convergeant vers son nez faisant drôlement pensé aux rues de Rome (tous les chemins mènent au nez de Tuttle), à la répartition des étudiants selon leur nationalité dans les 10 résidences de l'Académie:

- Les 30 Américains, dans les résidences 1, 6 et 9.
Cris de joie, on scande «America! America! God Bless America! »
- Fermez-là, bande de cons. Canadiens et Algériens se partageront la résidence 8.

Bon voilà qui commence bien pour notre ami Tristan. Tuttle  donne un plan des installations de l'ADIEU. Si on se fie à l'échelle, le pavillon principal, celui où se donne les cours et où nous sommes présentement, est à… 4 kilomètres des résidences.

- C'est quoi cette chose au milieu de la route?
- Where, where?
- On the map!
- IT'S A GODDAMN MOUNTAIN!
4 kilomètres en montagne, ça use ça use, 4 kilomètres en montagne, ça use les souliers!

Pendant ce temps, à bord de drakkars cumulonimbusien, Jésus est prit de panique: Allah a lapidé toutes les filles à bord et Judas a trahi tout le monde en détachant la cargaison de rhum qui a finit par foutre le camp par-dessus bord et tomber sur le toit d'une maison beige de banlieue:
- Oui j'appelle pour une réclamation d'assurance pour dommage sur ma maison.
- Numéro de dossier? Nom, numéro de téléphone? Vous n'êtes pas assuré contre les cargaisons de rhum tombant du ciel.
- Doux jésus.

Le sentier est boiteux, les arbres sont menaçants (avez-vous déjà vu un arbre menaçant? Pendant que vous avez le dos tourné, il vous plante une branche dans le dos, perfore un poumon, s'arme d'une autre branche pour vous trancher la jugulaire et puis boit votre sang par ses racines. Les arbres sont dangereux à l'ADIEU). La pluie continue de tomber à torrent, et de temps à autre on entend comme un écho de roche sur une tête. On arrive enfin, nous et nos bagages, à la résidence numéro 8. C'est une coquette maison Américaine toute en brique, un toit de tôle fireproof, waterproof, tornadoproof, hurricaneproof et rhumproof. À l'intérieur, c'est de toute beauté: un magnifique parquet de bois, du chêne, encore, à la grandeur de l'étage principal, de hauts plafonds, probablement onze voire douze pieds, de superbes arches travaillées sur lesquelles des lions se font face. Au centre, un escalier chevaleresque large de base monte très haut, à l'étage où l'on retrouve les 10 chambres, avec salle de bains adjacente à chacune d'entres elles. Sur les portes des chambres on retrouve les noms des étudiants qui se partageront la demeure.

Chambres 1 à 5: Mado Yaghi, Tristan Lautréamont, Sharron Fez, Mustafa Bodkhan, Pete Ustensil.
Chambres 6 à 10: Mitusupila Troikhun (c'est une fille), Tim Robher, Florence Caron, Mohammed Al-Kader, Julius Peps.

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Lun 9 Fév - 7:17

lolll............
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Guej

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Lun 9 Fév - 7:23

Batôche mon PG.
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jee

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Lun 9 Fév - 10:07

honnetement c'est beaucoup trop long pour le lire ... loll

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Impossible is not a fact. It's an opinion. Impossible is not a declaration. It's a dare. Impossible is potential. Impossible is temporary.

Impossible is nothing

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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   Lun 9 Fév - 21:16

Tes primer pierre..............
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MessageSujet: Re: Les écrits de Pierre Gauthier   

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